the Removers
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Qui sommes-nous ?

jeudi 7 avril 2005, par Stabylo

Les Removers, c’est Stabylo et Seb, deux lycéen de 17 et 16 ans qui décident un jour de fonder ensemble un groupe pour faire des démos sur Atari, on est en 1994.

A cette époque, programmer (« coder » en langage branché) des démos c’est l’activité la plus noble qui soit, celle qui fait briller nos yeux d’adolescents, celle qui nous fait carrément rêver avec ses légendes, ses héros et ses mythes.

A partir de là, nous avons rapidement fait ensemble une démo, puis au fur et à mesure que nous progressions dans notre compréhension des machines Atari, de l’assembleur 68000 et du système TOS [1], nous avons produit des tas d’autres choses.

Nous avons touché à des domaines hyper variés, entre autres : la vidéo numérique, l’animation graphique, la compilation, les mathématiques, les outils systèmes, les drivers, les patchs systèmes, les jeux, la 3D et les démos !

Les idées commençaient souvent sur des petits bouts de prototypes pondus en quelques minutes, puis s’étoffaient, se développaient, s’accéleraient, et certains germes en sont même arrivées à devenir de véritables produits sérieux, fouillés, étoffés, bref du quasi-pro !

 La progression jusqu’à l’expertise

Lorsque nous avons fondé le groupe, nous avions certes une expérience de programmation assez limitée, mais nous avions déjà fait notre petit bout de chemin depuis nos premiers programmes, écrits à l’âge de 10 ou 11 ans.

Seb connaissait déjà l’assembleur 68000 et le pratiquait un peu. En revanche, pour Stabylo, c’était entièrement nouveau. Pour notre toute première production, la démo « No time To Lose », Seb s’est chargé de toute la partie code et outils, tandis que Stabylo travaillait lui sur la musique et les graphismes.

Stabylo était currieux et poussait Seb à lui expliquer la magie cachée de la démo, mais c’était complexe et lorsque Stabylo déclarait forfait pour cause de douleur cérébrale intense, Seb le charriait plus tard avec un truc du genre « J’ai fait ça en assembleur, tu sais, c’est le truc qui fait mal à la tête ! »

L’apprentissage fût long, et ce n’est que quelques années plus tard que Stabylo commence à être à l’aise avec l’assembleur. A cette époque, il peste vertement contre les bidouilles d’Avi Player qui bloquent l’amélioration du programme et décide de faire feuille blanche pour un nouveau player qu’il baptise Animator, ce sera son grand projet.

Et puis un jour en convention, nous avons aidé un gars [2] à déboguer sa démo et on a brusquement compris le chemin qu’on avait parcouru depuis nos débuts. Nos parents qui pestaient tant contre ces machines desquelles nous avions tant de mal à décrocher auraient dû être là pour voir ça !

 Rigueur ou bidouille ? question de style !

Fils spirituels de Dave Small [3], l’esprit de la bidouille ne nous a jamais quitté. Cependant, face à une communauté Atari peu portée sur la rigueur au fil de son dépeuplement, nous avions une véritable soif de trucs nickels, bien carrés, bien ficelés. Dans notre style, nous avons donc toujours été en équilibre entre bidouille babacool et rectitude rigoriste.

Au fil de l’ouverture croissante aux concepts de la programmation que nous donnait nos études, avec la rigueur que nous enseignaient nos professeurs de mathématiques, le côté rigoriste était bien alimenté.

Le dépeuplement progressif de la communauté Atari faisait aussi fleurir plein de petits softs de qualité très variable, ou à l’ergonomie très discutable. Les leçons que les aniciens nous avient transmis au travers des reliques de STmag que nous conservions religieusement dans nos armoires nous faisaient aussi prendre conscience de l’importance de la connaissance des normes de programmations et du respect des règles qui en découlaient.

Cela nous a d’ailleurs poussé à publier des articles de programmation sur notre site web et (oh gloire suprême !) il y en a même un qui est paru dans un fanzine !

 Le culte des outils

Franchement nous étions complètement fans de nos outils de programmation.

Le basic GFA était un langage génial pour nos prototypes. Il était possible de torcher des petits bouts de code à la vitesse de la lumière, de les tester hyper rapidement (sans compilation) pour arriver à quelque chose qui fonctionne.

Une fois qu’on tenait le cœur du code, on avait l’essentiel ; il suffisait alors de l’agrémenter d’une petite interface (souvent minimaliste !) et on pouvait publier l’outil tranquile sous forme compilée. La complil’ boostait sérieusement le bouzin aussi, c’était cool ça.

Je ne saurais dire le nombre de petits outils, petits scripts qu’on a fait comme ça. C’était complètement fou. Il y en avait partout, (presque) jamais de documentation, c’était génial. Quand on reprenait ces trucs, à chaque fois on se charriait parce qu’on comprenait plus rien à ce qu’on avait écrit, on se marrait bien.

Après venait l’assembleur. Un grand moment. Chez les Removers, nous étions équipé de la bête des bêtes : la suite Assemble/Adebug de Brainstorm. Plusieurs années plus tard, j’ai appris que les mecs d’Assemble étaient en fait des bidouilleurs babacool qui vivait le chichon au bec toute la nuit, des mecs complèement barges. Certes, mais le fait reste indéniable : leur softs torchaient sévèrement ce qui se faisait à côté.

Adebug. Nous voilà arrivés à l’outil culte par excellence. Ce débogeur (de Brainstorm toujours) était simplement fabuleux ! Combien d’heures avons nous passé à apprécier ses fonctions pour nos traques ? On peut pas imaginer, c’est incroyable. L’outil était super puissant, il nous sortait de toutes les galères.

 Le debug, l’art fabuleux de la traque

Moi Stabylo, j’adorais ça. Traquer, comprendre, réfléchir, et exterminer ! Avec l’inénarable satisfaction d’avoir progressé et qu’on est toujours plus proche du moment magique où ça va se mettre à marcher ! Et puis comprendre. Ca c’était génial.

[à compléter, mais je pense que cet article pourrait s’en tenir là et qu’on pourrait reporter cette dernière partie ailleurs dans un article où je m’exprimerais plus personnellement]

Notes

[1] Le TOS, c’est le système Atari qui était gravé dans les entrailles de toutes ces charmantes bestioles que sont les machines Atari

[2] Salut Pacôme ! Si tu nous lis contacte-nous, on a perdu ta trace !!

[3] Dave Small est un américain, programmeur-bidouilleur de génie, qui a marqué marqué toute une génération avec ses chroniques fabuleuses dont les traductions ont été publiées dans STmag au début des années 1990. Ses thèses étaient fondées sur le caractère fondamentalement philantropique de la bidouille éthique. Il encensait la créativité et l’originalité dans l’art de la programmation, et en particulier pour ceux qui arrivent à cette sorte de magie de réussir à faire ce que tout le monde pense impossible.

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