the Removers

La Gigafun ’97

L’album phtoto de Stabylo

vendredi 1er août 1997, par Stabylo

Pour commencer, je vous présente ma table... et mes voisins !

A droite c’est Golio Junior (si si c’était bien ça son pseudo) de Falk Mag. Sur la photo il est en train de coder... quelque chose, mais je ne sais pas quoi ! Ce dont je me souviens, c’est qu’il arrivait à bosser sur un écran RGB à 50 Hz sans trouver ça esquintant pour les yeux. Dingue ! Moi, je n’aurais jamais pu !

C’était marrant parce que lui et moi étions les deux seuls mecs à être venus sans écran, et Olivier a été super sympa, il nous a emmené chez lui pour aller chercher deux des siens. Sans lui on était un peu foutus ! Pour ma part, j’avais glissé vite fait mon Falcon dans mon sac à dos et zou ! tout le monde dans le train. Ca me faisait plaisir de me dire que je n’aurais jamais pu faire pareil avec un PC. Dans les écrans d’Oliviers, il y avait un VGA et un RGB. Petit moment tendu, qui allait prendre lequel ? Suspense ! A ce moment là, Golio Jr m’a dit qu’il préférait le RVB. Intérieurement, je soupirais tout en le traitant de fou pour ses yeux :)

A gauche de Golio Jr, c’était ma place, et encore plus à gauche, il y avait des mecs de Metz qui dessinaient et codaient ensemble. Malheureusement, j’ai oublié leurs noms.

Ca c’est StGhost qui montre sa Centurbo à Rodolphe Czuba (cheveux longs) à gauche. Sa carte avait tendance à foirer un peu il me semble.

A droite, c’est Hello qui fait... Je ne sais pas. Il fait des choses, des fois, Hello ? :) Notez qu’on aperçoit aussi tout à droite le ST branché sur une télé qui servait à faire l’article en temps réel, une curiosité que j’ai découvert à l’occasion et dont je vous parlerai du principe un peu plus loin.

Voilà une autre photo de mes voisins de party. Très sympas, ils m’ont filé une copie de leur jeu, « Stage Wars » que ça s’appelle. Je l’ai vu tourner et c’est bien comme truc ! Ca fonctionnait sur ST et Falcon avec de bonnes techniques : scrolling, overscan et rasters sur ST. Tout de même !

Dommage, j’ai perdu cette copie dans un crash de disque. Hélas ! En dépit de vos cris effrénés, je ne peux donc malheureusement pas vous laisser de capture d’écran ! Allez, faites pas cette tête, je vous gâte déjà pas mal avec cet album photo !

Là, c’est Hylst (à gauche) et un copain à lui (à droite). Hylst s’acharnait à faire des trucs bien sur son Falcon, et le copain semblait moins dans l’ambiance. Il n’avait qu’un (vieux) ST à sa disposition, et donc faute de moyens, il nous a donné l’occasion de contempler le joli bureau vert pendant toute la party... Il a bien essayé de faire tourner un vieille version béta d’Assemble, mais manque de chance, elle n’était pas stable et c’était l’horreur, contraint et forcé, il a fini par abandonner.

Côté Hylst, ses programmes ne marchaient pas (comme d’habitude ;-) !), et c’était marrant de le voir pester sans cesse contre son Falcon et l’accuser d’être « buggué ». Malheureusement, il avait raison. Hylst travaillait avec un disque externe SCSI et il était victime du vicieux « bug du DMA », un problème de timing connu sur les premières séries de Falcon, qui fait perdre de temps à autre des données destinées au disque. Une fois sur deux la commande « sauver », signifie donc « envoie-moi ça dans un trou noir ». Crispant, non ?

Hylst, il en perdait la boule le pauvre. Il ne connaissait pas l’existence de ce bug matériel (ni moi non plus à l’époque), alors il avait l’impression d’être victime du mauvais oeil ! Gasp, je n’aurais pas voulu être à sa place.

Ah ! Le prototype de la fameuse Centurbo II présenté en exclusivité à la Gigafun ’97 ! Nous étions dans une petite salle annexe que les gens de Centek avaient investis. Il y avait là Rodolphe et les codeurs de Dolmen. Les chanceux, ils pouvaient se concentrer tranquilles dans cette salle à l’écart du foutoir sonore de la party !

A un moment, l’un des codeurs de Dolmen m’a expliqué comment ils ont implémenté leur routine de ligne. Aïe. A cet instant précis, j’ai compris quelle foi je pouvais mettre dans ce système. De la bidouille pure et dure. Rapide peut-être, mais bidouille quand même ! De toute manière, personne ne saura jamais vraiment ce qu’il en était : Dolmen n’a été ni terminé, ni publié !

Ah, le bar ! Le grand lieu de convivialité où chacun pouvait manger, boire et discuter avec d’autres ataristes sympas comme tout ! Notez qu’on aperçoit Speedy67 en tee-shirt blanc à droite derrière le bar. Voilà donc dévoilé le visage (enfin... la silhouette plutôt !) de l’un des opérateur de #atarifr sur IRCnet.

Je ne sais pas pourquoi j’ai pris cette photo. Rien de spécifiquement d’intéressant, juste des gens qui discutent et qu’on reconnaît à peine. Cela dit, cette photo donne une idée du gymnase éclairé par la lumière du jour. Il y a un beau soleil du côté de Strasbourg au mois d’Août !

Cette photo vous montre le coin des allemands, dont l’un d’eux est de dos. Au premier plan, on retrouve l’ami de Hylst qui semble ma foi fort concentré.

Ca, c’est le coin des ataristes, avec de gauche à droite FirST’, The Beast (qui a depuis changé de pseudo pour « Strider »), Fabounio, K Woul (Rémy Vanel), Golio Jr et David Godec (concepteur de Dolmen) debout (si je ne m’abuse), BouB (aussi debout). De l’autre côté de la table, c’était le coin de Death, mais ce n’est pas le gars qu’on aperçoit derrière les machines, car Death avait les cheveux rouges cet été là (il s’est d’ailleurs fait charrier dans tous les sens pour ça ! Pourtant c’était cool cette couleur, ça lui allait bien !).

En haut tout à droite, vous pouvez apprécier la bannière de Popsy Team. Cette idée de bannière, je l’ai justement reprise pour les Removers l’année suivante.

Voilà le coin des PC, situé tout au fond de la salle. Au moment où j’ai pris la photo, ils y avait un attroupement dont je n’ai jamais connu la cause. Il devait se passer quelque chose. Ou alors peut-être qu’il s’agissait d’une réaction en chaîne où les gens se seraient attroupés juste pour comprendre pourquoi les autres étaient déjà là ; le premier s’étant probablement attroupé tout seul comme ça pour rien, dans un moment où il était juste la tête en l’air...

L’implantation au fond de la salle était une stratégie. Les mecs faisaient tourner les graveurs en continu. Fin du fin de l’équipement, Esteban avait même un onduleur qui lui a sauvé une gravure lors d’une coupure de jus. Je me souviens que la police est passée observer un peu la salle. Panique à bord chez les PC !! Méga coup d’adrénaline, chacun a empoigné illico les piles de CD qui débordaient des tables pour les planquer dans les sacs, avec juste le temps de s’asseoir sereinement devant un démineur en sifflotant comme si de rien n’était. En fin de compte, ce remue-ménage n’était pas nécessaire, car à l’époque les policiers n’avaient pas encore conscience du risque de piratage. Il n’étaient venus que pour vérifier qu’il n’y avait pas de drogue.

Sur la gauche, assis, c’est Monitor qui était là ! Il remplissait sa base de données « Falcon Seulement ». Derrière lui, debout, Hello et BouB (avec son joli chapeau bariolé). A droite de BouB, assis derrière les machines et penché vers Monitor, c’est l’auteur de Menu 6, le gestionnaire de boot qui fait mal, tellement il est beau.

Démonstration faite par l’auteur lui même, Menu 6 m’a scotché. Tout autant que des dizaines d’ataristes qui on eux aussi eu droit à cette démo l’hiver suivant au salon Atari. Tout à droite, c’est l’un de mes voisins de party qui était là.

Vous apercevez ici au premier plan FirST’, qui dort dans son sac de couchage, la tête entre la chaise et les bouteilles de Coke ! A droite, K Woul et Fabounio.

Fabounio s’emmerdait ferme à cette party. Il n’avait pas osé apporter tout son matériel de musicien, il n’avait pris que son Falcon. Habitué à composer sous Cubase avec son synthé celui-ci lui manquait cruellement. Cela dit, l’année suivante il s’est bien rattrapé !

Voici une vue globale du gymnase. Ca permet de voir un peu l’état de remplissage. Y’a pas photo (enfin si, mais c’est l’expression, j’y peux rien !) on était bien à l’aise comparé à d’autres coding party où les rangées de tables sont disposées sans interruption, chaque ordi au plus près de son voisin, pas un seul interstice visible, seulement un alignement infernal de tours et d’écrans... Bref, là c’était plus spacieux, voire tranquille. Enfin, tranquille.... Je dis ça mais vous avez pas le son ! De ce côté là, c’était ni vide, ni tranquille, mais bel et bien un sacré bordel oui ! Et c’est ça qui est bon ;).

Ca c’étaient des PCistes dont l’un d’eux m’a beaucoup marqué : il était pas sous Windows, mais sous Linux !! En 1997, c’était la première fois que je voyais un X11. J’ai été très impressionné par l’affichage avec des jolis dégradés dans les barres des fenêtres. Je n’y connaissait rien à l’époque, je ne saurais même pas vous dire si c’était du Gnome ou du KDE !
Seul devant la foule ignorante, son Falcon sur la grosse télé et son micro à la main, Zigo faisait une petite présentation sur la composition musicale sur Falcon. Il présentait Graoumph Tracker le bien connu et faisait écouter aux gens des morceaux de sa propre composition. C’était de la techno brute de chez brut, les gens en avaient les cheveux dressés sur la tête.
Désolé, j’ai oublié de mettre le flash. Pourtant, ça aurait vraiment valu la peine ! Zerkman, K Woul, StGhost et (semble-t-il) Hello sont en train de jouer à Substation à quatre Falcons reliés en réseau midi !
C’est moi qui ai proposé le truc et StGhost qui a sorti ses câbles midi. Qu’est-ce qu’on s’est marré ! C’est vraiment un super souvenir. Il y avait même un bug qui permettait de tirer hyper rapidement avec le fusil à double canon, celui qui fait super mal mais qui est (en théorie) très long à recharger. Quand Zerkman a expliqué le truc, tout le monde s’y est mis de gaieté de cœur, ça ne ressemblait vraiment plus à rien !
L’astuce reposait sur une combinaison de touches véritablement contorsionniste, et qu’est-ce que ça faisait mal aux poignets !! Mais le jeu en valait la chandelle, c’était im-pa-rable ! Deux coups suffisaient, le tout étant de pouvoir les faire suffisamment vite avant que l’autre en face ne fasse pareil ! Il fallait avoir un timing de folie... Ah quelle histoire, c’était vraiment un truc de dingue !
Ca, c’était le petit foutoir d’Esteban. Ce gars, je l’appelle comme ça mais à vrai dire je n’ai jamais su ni son nom, ni même son pseudo. C’était un fan dingue des cités d’or, un mec super sympa avec qui j’ai bien discuté. Un truc marquant, c’était le thème Windows qu’il s’était fait sur le cités d’or. Un truc indescriptible : à chaque mauvais clic, à chaque plantage de son Windows (tout le temps quoi !), l’ordi chantait un extrait du générique, la fin d’un couplet où des enfants chantent « les cités d’or ». Avec ça, il avait apporté des enceintes énormes et donc toute la salle se prenait régulièrement un méga son dans les oreilles : "les cités d’or", "les cités d’or", "les cités d’or"... Je suis pas prêt d’oublier !
Alors là, il était au moins 5h du mat, et même plutôt 6h du mat. Les gars n’avaient pas dormi, ils jouaient à Bomberman depuis je ne sais combien de temps avec le son super fort ! Ils ne jouaient pas au Bomberman bien connu sur Falcon, mais un remake allemand pour STe nettement plus déjanté. A chaque fois qu’une grosse bombe allait exploser, le machin hulait « Scheisseeee ! » (traduisible par « eh meeeerde ! »). Le nombre de "Scheisseeee" auquel on a eu droit ! Ca foutait un bordel c’était énorme !
Je me suis décidé à prendre les allemands en photos avant de partir quand même.
Ca c’est un membre de Popsy Team qui traînait par là peu avant que je reparte. Il ne voulait pas que je le prenne en photo, mais j’avais ma pellicule à terminer, moi !! Alors voilà, lui aussi restera ici pour la postérité.
Sur cette photo, on aperçoit à gauche Death et un gars de Popsy Team qui lisent le « real time article » dont j’ai déjà parlé un peu plus haut. Je vous ai d’ailleurs promis d’en révéler le principe, alors le moment est venu d’en exposer la toute simplicité. Il s’agit d’un ordi qu’on met en libre accès permanent à tous les participants. Dessus, tourne un éditeur de texte qui reste toujours ouvert sur le même fichier et chacun est invité à y ajouter sa petite contribution personnelle au fil de l’eau. A la fin, l’article est publié tel quel et il retranscrit essentiellement l’ambiance des délires perpétrés au cours de l’évènement. La moitié du temps, soyons honnêtes, c’est vraiment n’importe quoi. Mais par contre, c’est super fun ! Pour cette party, j’ai écris quelques conneries moi aussi, une goutte d’eau comparé à l’océan de délires qu’ont produit les autres. A relire, ça doit pas être facile, mais si vous voulez vous faire une idée, Toxic Mag a justement publié cet article temps réel.
Ca c’était la dernière photo, juste avant de partir pour la gare. On voit ici l’auteur de Menu 6 à gauche et au atariste qui avait quelques soucis avec son montage en tour. Ni une ni deux, l’auteur de menu 6 a proposé son aide et ils ont sorti les fers à souder et tout le matos pour passer le bazar en revue !
Pour finir ma pellicule, voici la gare du patelin le plus proche de la Coding Party. Bishenheim si j’ai bonne mémoire.

P.-S.

Toxic Mag a également publié un (très) bon compte-rendu de cette party allez-y voir pour plus d’info. Ils ont aussi publié l’article temps réel de la party (un classique !) qui vous retranscrit l’ambiance locale brute de fonderie.

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